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Le lieu
PARIS - CITE DE LA MUSIQUE

Cité de la Musique

221, avenue Jean Jaurès75019 Paris29 événements
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Le programme
THE FLOWERING TREESamedi 20 mars 2010THE FLOWERING TREE
THE FLOWERING TREESamedi 20 mars 2010 à 20:00ConcertClassiqueJohn Adams The Flowering Tree / Livret de John Adams et Peter Sellars / d'après un conte indien de AK Ramanujan

Gulbenkian Orchestra & Choir
Joana Carneiro direction
A Flowering Tree (« Un arbre en fleur », 2006) est le quatrième opéra de John Adams. Le livret est une adaptation d’un conte populaire de l’Inde du Sud, mais l’oeuvre est aussi un hommage à La Flûte enchantée, pour le 250e anniversaire de la naissance de Mozart.Complet *
Orchestre Philharmonique de Radio FranceVendredi 26 mars 2010ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE RADIO FRANCE
Orchestre Philharmonique de Radio FranceVendredi 26 mars 2010 à 20:00ConcertClassiqueCharles Ives Holidays Symphony (The Fourth of July)
Samuel Barber Knoxville, Summer of 1915
Igor Stravinski The Rake's Progress / Prélude et Air d'Anne Trulove
John Adams Harmonielehre

Orchestre Philharmonique de Radio France
Lawrence Renes direction
Sally Matthews soprano
Si la Harmonielehre de John Adams (1984-1985) se réfère par son titre au Traité d’harmonie de Schönberg, l’oeuvre, parmi les plus connues et les plus appréciées de son auteur, est loin d’être un simple hommage. Il s’agit plutôt d’une parodie « sans aucune intention de ridicule », comme l’écrit le compositeur. La distance respectueuse prise avec le père de la musique atonale inscrit Adams dans une tradition américaine dont ce concert propose quelques jalons, avec Ives et Barber.

C’est entre l’esthétique du collage chez Ives (The Fourth of July est un fascinant défilé de situations sonores bigarrées) et le lyrisme de Barber que se situent en effet les allusions de John Adams à Wagner et au romantisme tardif. Mais sa Harmonielehre est aussi le fruit d’un étrange rêve qui est à l’origine des accords martelés au début : « J’ai eu la vision d’un gigantesque pétrolier qui décollait de la surface de la baie de San Francisco et s’élançait dans les airs comme une fusée », raconte le compositeur.
Complet *
ASKO / SCHÖNBERG ENSEMBLESamedi 27 mars 2010ASKO / SCHONBERG ENSEMBLE
ASKO / SCHÖNBERG ENSEMBLESamedi 27 mars 2010 à 20:00ConcertClassiqueJohn Adams Son of Chamber Symphony / création française
Shaker Loops / version pour septuor
Chamber Symphony

Asko / Schönberg Ensemble
John Adams direction
De Shaker Loops (1978) à la Chamber Symphony (1992) et à sa récente « progéniture » (Son of Chamber Symphony, 2007), c’est toute l’aventure rythmique de John Adams que ce concert donne à entendre. Initiée dans le sillage du minimalisme, elle se tourne ensuite vers des polyrythmies endiablées dignes du piano mécanique de Conlon Nancarrow.

Shaker Loops est une sorte d’hommage aux procédés de boucles répétitives inventés par Steve Reich, Terry Riley et Philip Glass, tout en prenant des distances avec leur esthétique minimaliste par la recherche d’une frénésie que le titre évoque ironiquement en faisant allusion à la secte des Shakers.

Avec la Chamber Symphony et sa « descendance », on assiste en revanche à des superpositions rythmiques d’une grande virtuosité. John Adams raconte à ce propos qu’il était en train d’étudier la partition de la Symphonie de chambre
de Schönberg, lorsqu’il prit conscience que son fils âgé de sept ans regardait des cartoons dans la pièce à côté : « Les partitions pour les cartoons se mélangèrent dans mon esprit avec la musique de Schönberg, elle aussi hyperactive, acrobatique et guère moins agressive ; je réalisai soudain tout ce que ces deux traditions avaient en commun. »
Complet *
LAURIE ANDERSONÀ partir du Mardi 30 mars 2010LAURIE ANDERSON
LAURIE ANDERSONÀ partir du Mardi 30 mars 2010 20:00ConcertSalim Fergani Two (2) Sided Plays

D’une part, d’autre part, d’un côté, d’un autre côté : telle serait la géométrie minimale de la série de pièces que propose Laurie Anderson sous le titre de Two (2) Sided Plays. La musicienne, l’artiste multimédia, la performeuse qu’elle est y joue chaque fois deux rôles qui s’opposent comme deux points de vue contrastés se faisant face.
Avec une batterie de techniques dont elle est coutumière : tours de passe-passe, plateaux tournants, programmes informatiques et projections de décors
en trois dimensions. Sans oublier sa légendaire capacité à changer de voix, à jouer de ventriloquies en tout genre.

L’objectif est nommément politique : « Notre culture stridente des médias, explique Laurie Anderson, communique de plus en plus par tirades. Même les débats politiques utilisent les techniques et les rythmes de la propagande. La culture contemporaine est pleine de dualités et de conflits. Ces pièces traiteront de thèmes comme la fabrication des ennemis, la dépendance à l’égard des experts, les visions contrastées de la mort, de la foi religieuse et de la nature du temps. »
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Brussels PhilharmonicVendredi 2 avril 2010BRUSSELS PHILHARMONIC
Brussels PhilharmonicVendredi 2 avril 2010 à 20:00ConcertClassiqueClaude Debussy Prélude à l'après-midi d'un faune
La Mer
Entracte
Maurice Ravel Ma mère l'Oye
La Valse

Brussels Philharmonic
Michel Tabachnik direction
Thierry De Mey conception et réalisation des images
sur une chorégraphie de Anne Teresa De Keersmaeker
Le compositeur et cinéaste Thierry De Mey propose un concept original de pièces orchestrales, accompagnées de films de danse, en collaboration avec de nombreux danseurs et chorégraphes, dont Anne Teresa De Keersmaeker.

Sur les musiques de Debussy (Prélude à l'après-midi d'un faune) et Ravel (Ma mère l'Oye), il filme les mouvements, il les orchestre et les met en scène avec un « montage en temps réel suivant l’interprétation musicale » pour réaffirmer par l’image l’importance de la représentation du corps, cet « étalon du sens ». Ainsi, pour Ma mère l’Oye il a filmé un grand nombre de danseurs dans les forêts environnant Bruxelles, chacun interprétant un personnage légendaire.

Une relecture à laquelle font écho ses images inédites de la chorégrahie d'Anne Teresa De Keersmaeker tournées sur le site de la mer d'Aral, en voie de disparition.
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MASSACREÀ partir du Jeudi 8 avril 2010MASSACRE
MASSACREÀ partir du Jeudi 8 avril 2010 20:00ConcertClassiqueWolfgang Mitterer Massacre / Opéra, livret d'après Massacre à Paris de Christopher Marlowe

Remix Ensemble
Peter Rundel direction
Elizabeth Calleo la duchesse de Guise
Valérie Philippin le roi de Navarre
Nora Petrocenko la reine de Navarre
Jean-Paul Bonnevalle Henri III
Lionel Peintre le Duc de Guise
Stéfany Ganachaud danse
Ludovic Lagarde mise en scène
Sébastien Michaud lumières
Fanny Brouste costumes
David Bichindaritz vidéaste
Jonathan Michel vidéaste
assacre tire son argument du récit des tueries de la Saint-Barthélémy. « Les gens s’entre-tuent en apparence pour des questions philosophiques, d’opinion, de croyance, alors qu’en réalité ils s’affrontent pour des questions d’argent, d’intérêt, de possession, déclare Wolfgang Mitterer. C’est ainsi à toute époque ».

Dans la mise en scène de Ludovic Lagarde, la partition, avec ses collages sonores, devient une véritable tragédie multimédia. Un caméraman filme les protagonistes sur scène, les gros plans de leurs visages grimaçants sont projetés sur des écrans et traités en temps réel. Une danseuse nue mime la plasticité d’un corps cadavérique. On entend des cris d’animaux, des échappées de rock ou de jazz, des voix parfois rauques, mais aussi des échantillons de Bach ou de Tallis.
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Ensemble intercontemporainJeudi 15 avril 2010ENSEMBLE INTERCONTEMPORAIN
Ensemble intercontemporainJeudi 15 avril 2010 à 20:00ConcertJazzLe titre traduit, selon Boulez lui-même, une « inclination envers des procédés dérivés de la musique médiévale ». Un répons, c’est en effet un chant alterné entre un soliste et un choeur, durant l’office liturgique.

Mais au lieu d’un chanteur face aux choristes, l’alternance se joue ici entre un ensemble situé au centre et des instrumentistes disposés alentour, dans un dialogue qui est aussi celui des interprètes avec une machine réagissant en temps réel.

L’ordinateur répartit les sonorités qu’il capte à travers les haut-parleurs disposés dans la salle de concert. Il les spatialise, en les affectant à des trajectoires qui dépendent de paramètres calculables. Répons, donc, entre l’homme et la machine.
Au cours de ce concert, l'oeuvre sera donnée deux fois et le public invité à changer de place entre les deux exécutions. Complet *
Chamber Orchestra of EuropeSamedi 17 avril 2010CHAMBER ORCHESTRA OF EUROPE
Chamber Orchestra of EuropeSamedi 17 avril 2010 à 20:00ConcertClassiqueGyörgy Ligeti Concert Romanesc
Sergueï Prokofiev Concerto pour violon n°1
Entracte
Robert Schumann Symphonie n°3

Chamber Orchestra of Europe
Sakari Oramo direction
Lisa Batiashvili violon
De Schumann à Ligeti en passant par Prokofiev, c’est un programme éclectique que proposent le chef d’orchestre finlandais Sakari Oramo et la violoniste
géorgienne Lisa Batiashvili.

Lorsqu’elle avait joué le Premier Concerto pour violon de Prokofiev en 2002 avec Sakari Oramo, qui était alors le chef principal de l’orchestre symphonique de Birmingham, le quotidien The Guardian saluait ainsi la performance de Lisa Batiashvili, qui n’avait que vingt-trois ans : « Elle a su créer un univers de contes de fées. » Quant à Alfred Brendel, il écrivit dans la Neue Zürcher Zeitung, après l’avoir entendue : « Chaque note chantait et parlait… Encore une fois il s’avère que les grands violonistes se font reconnaître jeunes. »

Mais, outre l’occasion d’entendre cette soliste hors pair dans un concerto qu’elle connaît bien, le Chamber Orchestra of Europe propose aussi la redécouverte d’une belle partition de Ligeti, injustement considérée comme une oeuvre de jeunesse : si son Concert Românesc de 1952 est encore tout imprégné de Bartók et de folklore, des pages comme le solo de cor du début du troisième mouvement, avec son accompagnement éthéré, annoncent déjà le Ligeti de la maturité.
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CHOPIN à Paris, L'atelier du compositeurÀ partir du Dimanche 21 mars 2010CHOPIN A PARIS, L'ATELIER DU COMPOSITEUR
CHOPIN à Paris, L'atelier du compositeurÀ partir du Dimanche 21 mars 2010 10:00ExpoMuséeRéalisée en coproduction avec la Bibliothèque Nationale de France, l'exposition célèbre le bicentenaire de la naissance du pianiste et compositeur, en offrant un regard nouveau sur sa création.

VOTRE BILLET EST VALABLE LA JOURNEE.

Né le 1er mars 1810, Chopin arrive en France en 1831 et y séjourne jusqu'à sa mort le 17 octobre 1849. Durant ces années de grande effervescence dans la vie musicale, où de nombreux virtuoses occupent le devant de la scène, Chopin est vite repéré comme un artiste d'exception : Berlioz le décrit comme « un talent d'une toute autre nature » et Liszt dira qu'il fallait rechercher en lui « l'essence de la virtuosité ». Cependant, même célèbre et adulé, Chopin préfèrera toujours les salons et réunions intimes à la lumière des salles de concerts parisiennes et internationales. C'est là qu'il apprécie la compagnie de ses amis proches, émigrés polonais ou artistes romantiques, tels Delacroix et bien entendu George Sand.
L'exposition convie à l'exploration de cet univers, à partir du noyau précieux que constituent les manuscrits et éditions rares conservés à la Bibliothèque Nationale de France. Présentés dans une scénographie originale, mis en regard avec des tableaux, des dessins et des instruments, ils permettent au visiteur de pénétrer au cœur de « l'atelier de Chopin », là où l'œuvre se crée. Une attention particulière sera portée à la dimension sonore et audiovisuelle de l'exposition, incluant notamment un parcours spécifique pour les jeunes. Des outils multimédia, proposés par la Médiathèque de la Cité de la musique, permettront de mesurer les différences entre les versions et évolutions d'une même œuvre.

Commissariat de l'exposition :
Jean-Jacques Eigeldinger, professeur à l’Université de Genève
Thierry Maniguet, conservateur au Musée de la musique
Cécile Reynaud, conservateur à la Bibliothèque nationale de France
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MALOYASamedi 24 avril 2010MALOYA
MALOYASamedi 24 avril 2010 à 20:00ConcertUrban Phileas et la famille Lélé (La Réunion)

Firmin Viry et son ensemble (La Réunion)
Laya Orchestra (Kerala, Inde du sud)

Il semble que le terme de maloya provienne du malgache malahelo aho, « je suis triste ». Une sorte de mélancolie, donc, un « blues » qui aurait été transporté de Madagascar à La Réunion, et qui désigne aussi la musique accompagnant la cérémonie animiste du kabaré, dédiée aux esprits et au dialogue avec les morts.

Associé à une culture des esclaves que les uns et les autres aimeraient parfois oublier, le maloya fut souvent au coeur de l’histoire politique de l’île. Dans les années 1970, c’était le Parti communiste réunionnais qui avait aidé à la production des premiers disques de Firmin Viry ou de Granmoun
Lélé, le père de Urbain Philéas, qui reprend aujourd’hui le flambeau de cette belle tradition.

C'est Firmin Viry qui décida, il y a quatre ans, d'aller en Inde du Sud, à la recherche de l'origine malbar de l'île. S'en suivit une rencontre exceptionnelle entre le maloya et la musique rituelle carnatique.
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TRADITIONS DE MAYOTTEDimanche 25 avril 2010TRADITIONS DE MAYOTTE
TRADITIONS DE MAYOTTEDimanche 25 avril 2010 à 16:30ConcertPremière partie Aufgang
Entracte

Del chant, luth kabossa

Deuxième partie: Ensemble de femmes debaa

Forfort, un troubadour mahorais, joue du hochet en radeau m’kaiamba et du luth kabossa d’origine yéménite. Ses chants ont surtout une couleur africaine avec des textes en shiboushi – dialecte d’origine malgache – et en shimaore – dialecte d’origine swahilie.

Les danses chigôma, accompagnant les mariages et les cérémonies, se pratiquent en revanche en groupe. Ce sont des danses nobles, réservées à l’origine aux hommes et dirigées par deux solistes. Elles sont accompagnées de chants en répons, d’un ensemble de quatre tambours et d’un sifflet. Mais, à côté de ces formes festives, Mayotte a aussi vu fleurir des genres apparentés au blues : les chants antsa, qui racontent avec nostalgie des histoires d’amour ; ou des berceuses, que connaissent encore les anciens.

La présence de l’islam est forte sur l’île. Et l’on y rencontre des pratiques spirituelles qui s’inscrivent dans la lignée du soufisme, comme les chants et danses debaa, pratiqués exclusivement par les femmes et les jeunes filles. Alignées, vêtues de la tenue blanche traditionnelle, parées de
leurs plus beaux atours, elles exécutent leur chorégraphie en se balançant, tantôt assises, tantôt debout, pour évoquer en une longue ondulation aux courbes sinueuses le mouvement des vagues de l’océan.

Tirés des livres sacrés, les chants du debaa, en langue arabe, s’adaptent à différents contextes. Ils se font chants de louanges lorsque les danseuses viennent accueillir les pèlerins à leur retour de la Mecque, entre l’aéroport et le village. Ils deviennent des rites expiatoires durant la période du ramadan. Quant à l’apprentissage des jeunes filles, il se déroule essentiellement au sein de la madrassi, l’école coranique.

La mélodie chantée par la vocaliste principale est généralement reprise par
le choeur. Un ensemble de percussions – tambour sur cadre tari, tambourin à
cymbalette… – les accompagne avec ses figures rythmiques et ses timbres variés.
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ACIS ET GALATEEMardi 4 mai 2010ACIS ET GALATEE
ACIS ET GALATEEMardi 4 mai 2010 à 20:00ConcertClassiqueGeorg Friedrich Haendel Acis et Galatée / Livret de John Gay

New London Consort
Philip Pickett direction
Ed Lyon Acis
Joanne Lunn Galatée
Michael George Polyphème
L’opéra pastoral de Haendel, Acis et Galatée, chante la beauté et la simplicité de la vie rurale. Avec son sujet tiré des Métamorphoses d’Ovide, il met en scène un rapport à la terre qui garde quelque chose d’un respect magique : Acis, à la fin, sera transformé en une rivière immortelle.

Composé en 1718 sur un livret de John Gay, Acis et Galatée, qui a connu de nombreuses versions et révisions, a pu être qualifié de « masque », de « sérénade » ou de « pastorale ». Difficile de savoir, également, si cette première oeuvre dramatique de Haendel en anglais fut originellement présentée à la scène ou en concert.

Quoi qu’il en soit, Acis et Galatée devint rapidement populaire, au point que Mozart, en 1788, en réalisera encore un nouvel arrangement. Aujourd’hui, alors que notre planète est menacée par le réchauffement climatique, on peut entendre les amours de la nymphe Galatée (soprano) et du berger Acis (ténor), contrariées par le monstrueux Polyphème (basse), comme une allégorie d’un fragile équilibre écologique.
Complet *
NATHALIE STUTZMANNMercredi 5 mai 2010NATHALIE STUTZMANN
NATHALIE STUTZMANNMercredi 5 mai 2010 à 20:00Concert« Meunier, tu dors », dit une comptine française : « ton moulin va trop vite », « ton moulin va trop fort ». Comme si le meunier était dépassé par sa machine. Se pourrait-il que le célèbre cycle de lieder de Schubert, La Belle Meunière, se mette à nous parler aujourd’hui du rapport à la terre et à la technique ?

Le narrateur des poèmes de Wilhelm Müller – l’auteur que Schubert choisira aussi deux ans plus tard pour son Voyage d’hiver – est un jeune meunier. Il erre, il voyage (il est un Wanderer) jusqu’à sa rencontre avec la belle meunière du titre. Leurs amours sont placées sous le signe de la couleur verte : vert de la chasse et du chasseur, vert des arbres, vert du ruban de la séduction. Mais lorsque l’amoureux déçu se donnera la mort, c’est avec le ruisseau bleu qu’il scellera le pacte du repos éternel : au piano, le motif ondoyant de l’eau transporte maintenant le glas d’une marche funèbre.
Franz Schubert Die schöne Müllerin
Nathalie Stutzmann contralto
Inger Södergren piano
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Ensemble intercontemporainJeudi 6 mai 2010ENSEMBLE INTERCONTEMPORAIN
Ensemble intercontemporainJeudi 6 mai 2010 à 20:00ConcertClassiqueBent Sorensen Tunnel de lumière / Commande de l'Ensemble intercontemporain, création
Kaija Saariaho Solar
Lichtbogen
George Benjamin At First Light

Ensemble intercontemporain
Susanna Mälkki direction
La lumière : c’est elle, dans ses réfractions changeantes, qu’explorent trois
compositeurs nés après 1950. Une lumière tour à tour naturelle ou artificielle qui, transposée à l’orchestre, devient le prétexte à une recherche raffinée du timbre, de la couleur instrumentale.

Dans At First Light (1982), George Benjamin s’inspire d’un tableau de Turner (Norham Castle, Sunrise) dans lequel « les choses semblaient avoir littéralement fondu sous l’intense lumière du soleil », pour en tirer une musique faite de fusions et de nébuleuses sonores. Dans Lichtbogen (1986), Kaija Saariaho évoque les aurores boréales de la Laponie, avec leurs « silencieuses lumières qui traversent le ciel noir ».

Quant à Bent Sørensen, il poursuit, avec Tunnels de lumière, un parcours dont les jalons s’intitulaient Clairobscur (1987), Shadowland (1989) ou This Night of No Moon (1999).
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DJ SPOOKYMardi 11 mai 2010DJ SPOOKY
DJ SPOOKYMardi 11 mai 2010 à 20:00ConcertTERRA NOVA - SINFONIA ANTARCTICA

Paul D.miller / Dj Spooky
That Subliminal Kid, conception, composition, platines
Alter Ego
Aldo Campagnari violon
Francesco Dillon violoncelle
Walter Roccaro piano
Aj Weissbard designer visuel
V-factory vidéo
Andrea Bianchi vidéo
Matteo Massocco vidéo

C’est sous le pseudonyme de DJ Spooky qu’il hante tel un spectre (spook en anglais) la scène électronique. Dans ce projet intitulé Terra Nova, il s’agit ainsi d’ausculter le bruit des glaces de l’Antarctique, sorte de bande-son pour l’une des régions de notre planète les plus menacées par le
changement climatique.

Essayiste, musicien et artiste multimédia, Paul D. Miller (né en 1970 à Washington) se fait aussi appeler The Subliminal Kid, d’après le nom d’un personnage du roman de William Burroughs, Nova Express. Après des albums phare comme Songs of a Dead Dreamer ou Riddim Warfare dans les années 1990, il collabore avec des artistes tel Chuck D. de Public Enemy (sur Drums of Death, paru en 2005), tout en écrivant des essais marquants sur le rythme ou le son (Rhythm Science en 2004, Sound Unbound en 2008). Et il se lance dans des projets multimédia, notamment avec son remix audio et vidéo du film de Griffith, The Birth of a Nation, qui devient Rebirth of a Nation. Terra Nova (Sinfonia Antarctica) est dans la même veine : partant du constat que les explorateurs de l’Antarctique ont souvent été escortés par des artistes qui en ont peint les paysages, DJ Spooky réalise un montage d’images digitales
faites de cartes anciennes ou de journaux de voyage illustrés, qu’il mixe et
accompagne avec les enregistrements des sonorités cristallines de ce monde glaciaire. C’est sur place que, en 2007, il a recueilli avec un petit studio portatif les matériaux musicaux pour ce portrait acoustique d’un continent
en pleine mutation.

« Seul continent inhabité, l’Antarctique n’a pas de gouvernement et n’appartient à aucun pays », remarque DJ Spooky. Mais le désert glacé, pour le musicien, n’est pas pour autant sans histoire. Il veut mettre sous nos yeux et nous faire entendre en direct « la sonorité de ce continent », avec ses « interactions écologiques complexes ». Se démarquant du pathos prométhéen face à la nature déchaînée, il s’inscrit plutôt dans la lignée d’un Al Gore, voire de films récents comme La Marche de l’empereur (le documentaire de Luc Jacquet sorti en 2005) ou Happy Feet (le long métrage d’animation de George Miller sorti en 2006).

Bref, un Antarctique qu’il veut offrir à « l’imagination contemporaine », par sa « reconstruction digitale ».
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LES DISSONANCESMardi 18 mai 2010LES DISSONANCES
LES DISSONANCESMardi 18 mai 2010 à 20:00ConcertClassiqueAntonio Vivaldi Les Quatre Saisons
Astor Piazzolla Les Quatre Saisons de Buenos Aires

Les Dissonances
David Grimal violon, direction
À ceux qui croiraient connaître les célèbres Quatre Saisons de Vivaldi,
l’ensemble Les Dissonances propose de les réentendre autrement, en les faisant dialoguer avec celles du grand compositeur de tango, Astor Piazzolla.

Le cycle des saisons, dont la musique traduit les rythmes climatiques, passe
ainsi d’un continent à un autre. Et, à Buenos Aires, la pastorale baroque devient une danse urbaine.

Les concertos de Vivaldi connus sous le titre Les Quatre saisons ouvrent le recueil que le compositeur fit paraître à Amsterdam en 1725, Il Cimento dell’armonia e dell’invenzione. Chacun de ces quatre concertos est consacré à l’évocation d’une saison, décrite en tête de la partition dans un sonnet. La musique, avec des trésors d’ingéniosité, mime ou peint ce que les mots et les vers disent : le berger endormi, le chien qui aboie, les éclairs et le tonnerre, la pluie battante…

En l’absence de prétexte littéraire, mais de manière tout aussi évocatrice,
Astor Piazzolla a écrit ses Cuatro Estaciones Porteñas pour son quintette, sans les concevoir d’emblée comme une suite. L’Été, qui date de 1964, fut d’abord composé pour un ballet ; s’y ajoutèrent peu à peu L’Automne (1969), puis L’Hiver et Le Printemps (1970), pour former un véritable cycle.
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La Chambre PhilharmoniqueJeudi 20 mai 2010LA CHAMBRE PHILHARMONIQUE
La Chambre PhilharmoniqueJeudi 20 mai 2010 à 20:00ConcertClassiqueCarl Maria von Weber Ouverture du Freischütz
Wolfgang Amadeus Mozart Concerto pour cor n° 4
Ludwig van Beethoven Symphonie n° 6 "Pastorale"

La Chambre philharmonique
Emmanuel Krivine direction
David Guerrier cor
Le titre complet de la Sixième Symphonie de Beethoven, telle qu’elle fut publiée en 1826, était : « Symphonie pastorale ou souvenir de la vie à la campagne ».

Le programme de la création à Vienne en 1808 indiquait en revanche : « Symphonie pastorale : plus une expression du sentiment qu’une peinture ». Quoi qu’il en soit du réalisme et de l’imitation exacte, il s’agit bien d’une évocation sonore de l’harmonie avec la nature.

Beethoven, malgré bien des hésitations, a fourni lui-même des indications
descriptives pour chacun des mouvements : Éveil d’impressions joyeuses en arrivant à la campagne ; Scène au bord du ruisseau ; Réunion joyeuse de paysans ; Orage, tempête ; Chant des pâtres, sentiments de contentement et de reconnaissance après l’orage. Si ces titres programmatiques peuvent paraître un peu datés aujourd’hui, la musique, en revanche, reste d’une saisissante modernité : l’écriture de l’orage, notamment, invente des rémissements rythmiques inouïs à l’époque.
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In der NaturMardi 25 mai 2010IN DER NATUR
In der NaturMardi 25 mai 2010 à 20:00ConcertClassiqueFranz Schubert Die Zauberharfe / Lieder pour voix soliste orchestrés par Johannes Brahms, Max Reger, Anton Webern... Lieder pour choeur orchestrés par Franck Krawczyk

Ensemble Orchestral de Paris
Accentus
Laurence Equilbey direction
Renata Pokupic mezzo-soprano
Werner Güra ténor
Le Chant des esprits sur les eaux (Gesang der Geiser über den Wassern) est composé sur un véritable hymne à la nature, comme tant d’autres lieder proposés par Laurence Equilbey à la tête de l’Ensemble Orchestral de Paris et du choeur Accentus.

« L’âme de l’homme ressemble à l’eau : venue du ciel, elle monte au ciel, et doit de nouveau descendre sur la Terre, dans une éternelle alternance. » Ces mots ouvrent ainsi le Chant des esprits sur les eaux, un poème que Goethe écrivit, dit-on, en souvenir des chutes d’eau de la vallée de Lauterbrunnen, en Suisse.

Lorsqu’ils sont rehaussés par l’orchestration de Brahms, de Reger, de Weber ou du jeune compositeur français Franck Krawczyk, ces chants brillent d’un éclat singulier.

On peut être surpris, en naviguant sur Internet, de retrouver le Chant des esprits sur les eaux cité sur nombre de pages consacrées au développement durable et aux problèmes de l’environnement. Mais on se dit très vite qu’il n’y a là rien d’étonnant, que notre époque n’est pas étrangère, loin de là, aux grands thèmes du romantisme allemand, à commencer par celui de la nature.

La suite de ce poème de Goethe personnifie les éléments naturels, pour les doter de sentiments, d’affects qui oscillent entre la colère ou la tendresse.

La thématique de l’eau, qui attira Schubert vers le texte de Goethe, circule
aussi à travers les autres lieder de ce programme. Dans le célèbre Die Forelle (La Truite), le narrateur du poème de Christian Daniel Schubart observe avec émoi la capture du « vif poisson dans le ruisseau limpide ». Et l’on retrouve la même fluidité des motifs aquatiques dans Auf dem Wasser zu singen (À chanter sur l’eau) ou dans Der Gondelfahrer (Le Gondolier), tous deux sur des vers de Mayrhofer.

D’autres entrées sont possibles dans les paysages schubertiens : la lune,
les saisons… Toutes, elles conduisent au coeur d’une nature bruissante, à la fois fragile et puissante, entre rêve et réalité.
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ALAIN PLANESJeudi 27 mai 2010ALAIN PLANES
ALAIN PLANESJeudi 27 mai 2010 à 20:00ConcertClassiqueRobert Schumann Waldszenen op. 82
Nachtstücke op. 23
Jean Sibelius Sonate op. 12
Pièces op. 114

Alain Planès piano


Entre les impressions paysagères que Sibelius rassemble dans son op. 114 et les Scènes de la forêt op. 82 de Schumann, il y a aussi le monde inquiétant, presque diabolique des Nachtstücke, ces pièces nocturnes ou crépusculaires qui révèlent une nature peuplée de menaces.

Paysage, Chant dans la forêt, Vision de printemps… : tels sont les titres que
Sibelius donne à ses pages pianistiques, qui font écho au Paysage souriant, à
L’Oiseau prophète ou aux Fleurs solitaires des Waldszenen schumanniennes composées en 1849. Mais, au détour de ces clairières, c’est soudain un Lieu
maudit qui surgit, que Schumann peint avec des dissonances et des appoggiatures douloureuses. Ici, les fleurs sont « pâles comme la mort », sauf celle qui se dresse dans sa « parure rouge » qu’elle « tient de la terre, car elle a bu du sang humain », dit le poème de Hebbel dont Schumann
s’est inspiré.

Les Nachtstücke de 1839 annonçaient déjà ces visions menaçantes. « On y voit
davantage d’yeux de chouettes que d’étoiles », disait Liszt à propos de ce recueil que Schumann écrivit en proie à de macabres obsessions.
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Chamber Orchestra of EuropeSamedi 29 mai 2010CHAMBER ORCHESTRA OF EUROPE
Chamber Orchestra of EuropeSamedi 29 mai 2010 à 20:00ConcertClassiqueGioachino Rossini Ouverture de l'Italienne à Alger
Felix Mendelssohn Concerto pour violon
Entracte
Gioachino Rossini Variations pour instruments obligés
Franz Schubert Symphonie n°5

Chamber Orchestra of Europe
Ivan Fischer direction
Julia Fischer violon


Depuis sa fondation en 1981, la réputation du Chamber Orchestra of Europe doit beaucoup à ses enregistrements de Rossini et des symphonies de Schubert, pour lesquels il a obtenu des prix prestigieux. Avec la jeune violoniste Julia Fischer (née en 1983, elle fut lauréate du concours Menuhin à l’âge de douze ans et entama quelques années après une brillante carrière de soliste), l’orchestre présente, sous la direction d’Ivan Fischer, un programme qui inclut le Second Concerto pour violon de Mendelssohn, ainsi
qu’une oeuvre rarement jouée de Rossini.

C’est vers 1809, durant ses jeunes années d’étude avec Giuseppe Malerbi en Italie, que Rossini écrivit ses Variazioni a più istrumenti obbligati, pour deux violons, alto, violoncelle, clarinette et orchestre. En même temps qu’il apprenait le chant et la composition, le musicien faisait ses premiers pas d’altiste professionnel et suivait fréquemment ses parents – son père corniste et sa mère prima donna en tournée. Années d’apprentissage, d’où jaillira plus tard l’efficacité dramatique et l’art des couleurs que l’on trouve notamment dans l’ouverture de L’Italienne à Alger.
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AIR + AU REVOIR SIMONEMardi 1 juin 2010AIR + AU REVOIR SIMONE
AIR + AU REVOIR SIMONEMardi 1 juin 2010 à 20:00ConcertPop RockCela fait douze ans que le groupe Air a publié un premier album dont le nom résonne comme un rêve d'enfant : Moon Safari. En 1998, deux jeunes Versaillais allaient planter le drapeau de la musique électronique française un peu partout dans le monde et introduire le terme French touch dans les magazines et les salons internationaux les plus huppés.Cette « touche française », étiquette heureusement décollée aujourd'hui, Air l'aura incarnée à la perfection, tant les reliefs insaisissables de sa musique ont été façonnés à l'écoute des meilleurs Gainsbourg ou Polnareff, des musiques de films signées François de Roubaix ou Jean-Claude Vannier et des fantaisies électroniques du pionnier Jean-Jacques Perrey avec lequel ils ont d'ailleurs collaboré.

Dès le départ, Air s'écarte volontairement du dancefloor pour inventer dans l'autarcie de son studio une formule chimique singulière. Un mélange d'harmonies pop et de vibrations psychédéliques, de candeur enfantine et de minutie savante, de science et de fiction. Moon Safari encapsule aussi bien des souvenirs de feuilletons télé que des rêveries oniriques ou de purs moments de cinéma auxquels il ne manque que les images. La réalisatrice Sofia Coppola ne s'y trompe pas et confie au duo le soin de composer la musique de son premier long métrage, le splendide Virgin Suicides, en 1999, qui inaugure une série de collaborations entre le groupe et des artistes venus d'autres sphères tels que le chorégraphe Angelin Preljocaj (Near Life Experience, 2002), l'écrivain italien Alessandro Baricco (City Reading, 2003) ou le plasticien Xavier Veilhan (Aérolite, 2007).

Avec le déroutant 10.000 Hz Legend, second album publié en 2001, le duo durcit et assombrit brutalement son propos. Enregistré à Los Angeles, cet album permet à Air de réaliser le fantasme de cinq générations de musiciens français en s'offrant une opulente tournée américaine qui affermit leur statut de groupe planétaire.

Trois années seront nécessaires pour revenir sur terre et apporter avec Talkie Walkie l'album d'une saine maturité dont le groupe avait besoin après s'être tant bousculé et mis en danger. Ce troisième opus qui laisse la part belle aux sonorités acoustiques et aux reliefs de cordes sera marqué par deux rencontres essentielles. Avec Michel Colombier, l'arrangeur notamment de Gainsbourg et Barbara, avec également Nigel Godrich, qui a modelé le son de Radiohead.

Le même Nigel Godrich se retrouvera aux manettes de Pocket Symphony dont Brian Wilson initia la formule lorsqu'il composa les chefs-d'oeuvre des Beach Boys. Publié début 2007, quelques mois après 5:55, l'album du grand retour à la chanson de Charlotte Gainsbourg dont Air fut le principal maître d'oeuvre.

Désormais dépositaire d'une marque sonore identifiable entre toutes, le groupe cultive sa précieuse singularité hors des modes. Il inspire, outre Sofia Coppola, un grand nombre de cinéastes qui ont réalisé leurs clips ou illustré leur propre travail avec ses compositions.
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AIR + YI ZHOU "The dream of Yi"Jeudi 3 juin 2010AIR + YI ZHOU "THE DREAM OF YI"
AIR + YI ZHOU "The dream of Yi"Jeudi 3 juin 2010 à 20:00ConcertPop RockCela fait douze ans que le groupe Air a publié un premier album dont le nom résonne comme un rêve d'enfant : Moon Safari. En 1998, deux jeunes Versaillais allaient planter le drapeau de la musique électronique française un peu partout dans le monde et introduire le terme French touch dans les magazines et les salons internationaux les plus huppés.Cette « touche française », étiquette heureusement décollée aujourd'hui, Air l'aura incarnée à la perfection, tant les reliefs insaisissables de sa musique ont été façonnés à l'écoute des meilleurs Gainsbourg ou Polnareff, des musiques de films signées François de Roubaix ou Jean-Claude Vannier et des fantaisies électroniques du pionnier Jean-Jacques Perrey avec lequel ils ont d'ailleurs collaboré.

Dès le départ, Air s'écarte volontairement du dancefloor pour inventer dans l'autarcie de son studio une formule chimique singulière. Un mélange d'harmonies pop et de vibrations psychédéliques, de candeur enfantine et de minutie savante, de science et de fiction. Moon Safari encapsule aussi bien des souvenirs de feuilletons télé que des rêveries oniriques ou de purs moments de cinéma auxquels il ne manque que les images. La réalisatrice Sofia Coppola ne s'y trompe pas et confie au duo le soin de composer la musique de son premier long métrage, le splendide Virgin Suicides, en 1999, qui inaugure une série de collaborations entre le groupe et des artistes venus d'autres sphères tels que le chorégraphe Angelin Preljocaj (Near Life Experience, 2002), l'écrivain italien Alessandro Baricco (City Reading, 2003) ou le plasticien Xavier Veilhan (Aérolite, 2007).

Avec le déroutant 10.000 Hz Legend, second album publié en 2001, le duo durcit et assombrit brutalement son propos. Enregistré à Los Angeles, cet album permet à Air de réaliser le fantasme de cinq générations de musiciens français en s'offrant une opulente tournée américaine qui affermit leur statut de groupe planétaire.

Trois années seront nécessaires pour revenir sur terre et apporter avec Talkie Walkie l'album d'une saine maturité dont le groupe avait besoin après s'être tant bousculé et mis en danger. Ce troisième opus qui laisse la part belle aux sonorités acoustiques et aux reliefs de cordes sera marqué par deux rencontres essentielles. Avec Michel Colombier, l'arrangeur notamment de Gainsbourg et Barbara, avec également Nigel Godrich, qui a modelé le son de Radiohead.

Le même Nigel Godrich se retrouvera aux manettes de Pocket Symphony dont Brian Wilson initia la formule lorsqu'il composa les chefs-d'oeuvre des Beach Boys. Publié début 2007, quelques mois après 5:55, l'album du grand retour à la chanson de Charlotte Gainsbourg dont Air fut le principal maître d'oeuvre.

Désormais dépositaire d'une marque sonore identifiable entre toutes, le groupe cultive sa précieuse singularité hors des modes. Il inspire, outre Sofia Coppola, un grand nombre de cinéastes qui ont réalisé leurs clips ou illustré leur propre travail avec ses compositions.
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AIR + JARVIS COCKERVendredi 4 juin 2010AIR + JARVIS COCKER
AIR + JARVIS COCKERVendredi 4 juin 2010 à 20:00ConcertPop RockCela fait douze ans que le groupe Air a publié un premier album dont le nom résonne comme un rêve d'enfant : Moon Safari. En 1998, deux jeunes Versaillais allaient planter le drapeau de la musique électronique française un peu partout dans le monde et introduire le terme French touch dans les magazines et les salons internationaux les plus huppés.Cette « touche française », étiquette heureusement décollée aujourd'hui, Air l'aura incarnée à la perfection, tant les reliefs insaisissables de sa musique ont été façonnés à l'écoute des meilleurs Gainsbourg ou Polnareff, des musiques de films signées François de Roubaix ou Jean-Claude Vannier et des fantaisies électroniques du pionnier Jean-Jacques Perrey avec lequel ils ont d'ailleurs collaboré.

Dès le départ, Air s'écarte volontairement du dancefloor pour inventer dans l'autarcie de son studio une formule chimique singulière. Un mélange d'harmonies pop et de vibrations psychédéliques, de candeur enfantine et de minutie savante, de science et de fiction. Moon Safari encapsule aussi bien des souvenirs de feuilletons télé que des rêveries oniriques ou de purs moments de cinéma auxquels il ne manque que les images. La réalisatrice Sofia Coppola ne s'y trompe pas et confie au duo le soin de composer la musique de son premier long métrage, le splendide Virgin Suicides, en 1999, qui inaugure une série de collaborations entre le groupe et des artistes venus d'autres sphères tels que le chorégraphe Angelin Preljocaj (Near Life Experience, 2002), l'écrivain italien Alessandro Baricco (City Reading, 2003) ou le plasticien Xavier Veilhan (Aérolite, 2007).

Avec le déroutant 10.000 Hz Legend, second album publié en 2001, le duo durcit et assombrit brutalement son propos. Enregistré à Los Angeles, cet album permet à Air de réaliser le fantasme de cinq générations de musiciens français en s'offrant une opulente tournée américaine qui affermit leur statut de groupe planétaire.

Trois années seront nécessaires pour revenir sur terre et apporter avec Talkie Walkie l'album d'une saine maturité dont le groupe avait besoin après s'être tant bousculé et mis en danger. Ce troisième opus qui laisse la part belle aux sonorités acoustiques et aux reliefs de cordes sera marqué par deux rencontres essentielles. Avec Michel Colombier, l'arrangeur notamment de Gainsbourg et Barbara, avec également Nigel Godrich, qui a modelé le son de Radiohead.

Le même Nigel Godrich se retrouvera aux manettes de Pocket Symphony dont Brian Wilson initia la formule lorsqu'il composa les chefs-d'oeuvre des Beach Boys. Publié début 2007, quelques mois après 5:55, l'album du grand retour à la chanson de Charlotte Gainsbourg dont Air fut le principal maître d'oeuvre.

Désormais dépositaire d'une marque sonore identifiable entre toutes, le groupe cultive sa précieuse singularité hors des modes. Il inspire, outre Sofia Coppola, un grand nombre de cinéastes qui ont réalisé leurs clips ou illustré leur propre travail avec ses compositions.
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Ensemble intercontemporainVendredi 11 juin 2010ENSEMBLE INTERCONTEMPORAIN
Ensemble intercontemporainVendredi 11 juin 2010 à 20:00ConcertClassiqueTristan Murail Serendib
L'Esprit des dunes
Matthias Pintscher Verzeichnete Spur
Giacinto Scelsi Yamaon
Okanagon

Ensemble intercontemporain
Ludovic Morlot direction
Frédéric Stohl contrebasse
Serge Lemouton réalisation informatique musicale Ircam
Leslie Stuck réalisation informatique musicale Ircam
Des « turbulences locales à l’image des mouvements globaux », écrit Tristan Murail à propos de son oeuvre de 1992 intitulée Serendib, d’après le nom mythique donné à l’île de Ceylan par Sindbad le marin lorsqu’il la découvrit par le plus grand des hasards au cours de l’un de ses voyages. Les partitions du fondateur de la « musique spectrale » (avec Gérard Grisey et quelques autres) réservent elles aussi bien des découvertes inattendues.Réservez
INDE DU NORDJeudi 17 juin 2010INDE DU NORD
INDE DU NORDJeudi 17 juin 2010 à 20:00ConcertChants épiques et de bravoure sikhs de Sangrur

Ensemble Sewak Dhadi Jatha

Ensemble Nizami Bandhu
Ustad Chand Nizami chant

Au milieu des changements économiques et urbanistiques qui affectent l’Inde
actuelle, les grands sanctuaires spirituels et religieux continuent d’occuper une place prépondérante dans la société. Du temple sikh d’Amritsar (Penjab) aux mausolées des grands saints musulmans, pèlerinages et chants rituels célèbrent l’identité spirituelle multiple du peuple indien.

Les Sikhs conservent ainsi, dans leurs poèmes épiques, la mémoire des exploits de leurs ancêtres guerriers. Et ils honorent le fondateur de leur religion monothéiste, le Guru Nanak (1469-1539), opposé au système des castes.

Quant aux musulmans soufis, ils se recueillent lors des fêtes rituelles. Les confréries soufies les plus populaires, la Chishtiyya et la Naqshbandiyya,
possèdent chacune son propre calendrier de célébrations, faites de récitations rythmées (dhikr) et de chants mystiques (awalé) au pied des sanctuaires des grands saints, comme celui de Nizamuddin, bâti autour de la tombe de Nizâmu’d-Dîn Auliyâ (1238-1325).
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Sizero Tabla ExperienceVendredi 18 juin 2010SIZERO TABLA EXPERIENCE
Sizero Tabla ExperienceVendredi 18 juin 2010 à 20:00ConcertCréation avec:

Vijay Ghate tabla
Niladri Kumar sitar, zitar
Talvin Singh tabla électronique, Dj
Taalis percussions
Agnelo Fernandes clavier
Rahul Deshpand chant
Sheetal Kolvalkar danse khatak
Kaveri Agashe danse khatak
Vikram Shankar Vj


Singulières sonorités, singuliers dépaysements que ceux qui nous arrivent
avec le collectif bigarré de Sizero Tabla Experience.

Depuis les années soixante, la pratique du tabla et de la rythmique indienne s’est intégrée dans le rock et le jazz. Aujourd’hui, en Inde, une nouvelle génération d’artistes de la musique hindoustanie et de la musique carnatique aime à flirter avec les sonorités de l’électro et de la fusion actuelles. Vijay Ghate, grand joueur de tabla de la tradition savante, propose avec Talvin Singh, pionnier de la diaspora indienne, un programme mêlant danse kathak, sitar électrique et projections vidéo.

Le sitar, devenu zitar entre les mains de Niladri Kumar, est électrifié. Et c’est Talvin Singh qui joue le rôle du DJ : né en 1970 à Londres, envoyé en Inde pour y recevoir une éducation qui lui fait découvrir l’art classique des tabla, il revient en Angleterre où il ouvre un club accueillant toute une scène jungle sous influence orientale, dont la compilation de 1996, Anokha, Soundz of Asian Underground, donne un bon aperçu…
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BHANGRA DIASPORASamedi 19 juin 2010BHANGRA DIASPORA
BHANGRA DIASPORASamedi 19 juin 2010 à 20:00Concertavec danse traditionnelle bhangra et gidda, VJ-ing et DJ-ing

The Dohl Foundation
Ensemble Sitar Funk
Johnny Kalsi direction artistique
La bhangra traditionnelle du Penjab a été le ferment d’une musique pop qui
symbolise on ne peut mieux la diaspora indo-pakistanaise du Royaume-Uni.

Omniprésente aussi dans les comédies musicales de Bollywood, la bhangra,
une danse accompagnée par les grands tambours dhol, se teinte aujourd’hui de sonorités issues de l’électro ainsi que de mélodies aux accents pop ou reggae.

Johnny Kalsi propose une soirée de british bhangra, avec les artistes les plus créatifs de cette scène en pleine effervescence. Fondateur en 1989 de la Dhol Foundation, une institution où il enseigne l’art du tambour dhol, Johnny Kalsi a aussi été membre du Transglobal Underground, un collectif engagé dans la fusion des musiques occidentales, orientales et africaines. Il se produit également avec des groupes comme Afro Celt Sound System et The Imagined Village.
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BOLLYWOOD FLASHBACKVendredi 25 juin 2010BOLLYWOOD FLASHBACK
BOLLYWOOD FLASHBACKVendredi 25 juin 2010 à 20:00ConcertUne vaste fresque qui suit un parcours allant des années soixante à nos jours, pour découvrir un véritable langage filmique capable de fusionner les modes successives du cinéma américain avec les grandes traditions populaires et régionales du continent indo-pakistanais.

Aujourd’hui, les films produits à Bombay (Mumbai) sous l’étiquette de Bollywood s’exportent vers tous les continents. Mais, tournés principalement en hindi, ils ont d’abord dû conquérir, avec leurs numéros dansés ou chantés, l’Inde elle-même et sa diversité linguistique, du malayalam au gujarati en passant par le tamoul et l’assami.

Issus de cette grande industrie du cinéma, une vingtaine d’artistes proposent, sous la direction du chorégraphe Shiva Aka, un spectacle composé de musiques, de danses et d’extraits de films.
Terence Lewis Dance Company
Angeli Kaul chant
Sohail Kaul chant
Shiva Aka chorégraphie
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NINA HAGENVendredi 17 septembre 2010NINA HAGEN
NINA HAGENVendredi 17 septembre 2010 à 20:00ConcertPop RockNina Hagen est un phénomène. Née à Berlin-Est en 1955, passée à l’Ouest en 1976, elle se rend à Londres où elle rencontre notamment les Sex Pistols. Elle devient une icône de la scène punk-rock, avec sa voix théâtrale et dérangeante qu’elle fait flotter sur des rythmes décalés (comme dans African Reggae, sur le mythique album Unbehagen en 1979).

De scandale en succès (inoubliable, sa reprise de My Way), Nina Hagen est toujours là, plus imprévisible et excentrique que jamais : elle parle des extraterrestres et anime des émissions de science-fiction, elle milite pour les droits des animaux et contre la guerre en Irak, elle joue dans L’Opéra de quat’sous, elle écrit et retrace sa voie vers Dieu… Bref, si elle ne chante plus le malaise (Unbehagen) d’une génération, elle ne cesse de désorienter. De surprendre.
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