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Galeries nationales du Grand Palais
Galeries nationales du Grand PalaisEntrée Square Jean Perrin75008 Paris3 événements
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Le programme
Marie-Antoinette11/05/2008Marie-Antoinette
Marie-AntoinetteÀ partir du Dimanche 11 mai 2008 13:30ExpoVisite libre sur réservation, toutes les demi-heures.
L'accès à l'exposition est valable dans la demi-heure suivant l'horaire réservé, la durée de la visite reste libre.
Fermeture tous les mardis et le 1er mai. Participation à la Nuit des musées le samedi 17 mai (gratuité à partir de 19h30).
De l’écervelée boulimique de macarons à la femme avide de plaisirs et de dépenses, de l’ « Autrichienne » à la victime de la liturgie versaillaise, le personnage de Marie-Antoinette a toujours paru multiple. Parmi ces images, une part de la vérité se cache. L’exposition organisée au Grand-Palais entend la cerner.

Née en 1755, Marie-Antoinette fut la dernière fille de Marie-Thérèse d’Autriche. Elle n’était pas destinée à régner. Les hasards de la politique européenne en décidèrent autrement. Cadette de quelques mois du futur Louis XVI, la petite archiduchesse épousa l’héritier de la couronne de France le 16 mai 1770. La fillette qui arriva à Versailles avait reçu une éducation soignée, en particulier dans les domaines artistiques. Comme toutes ses sœurs, elle dessinait, jouait sur scène, chantait et dansait. Dans le véritable cocon que constitua la famille impériale, elle sut former son goût en prenant sa mère pour exemple. L’impératrice avait aimé les laques orientaux, la porcelaine asiatique et française, les objets montés, les vases de pierres dures, et elle les avait à loisir disposés dans ses appartements.

A Versailles, la dauphine Marie-Antoinette fut adulée. On célébra sa beauté et sa vivacité. Devenue reine, l’intérêt porté à sa personne et à sa manière d’être s’en trouva encore renforcé. Chacun des événements marquant de sa vie fit l’objet d’une riche iconographie. Les représentations de la cérémonie du mariage, des fêtes qui l’accompagnèrent, et surtout des naissances et des réjouissances publiques qu’elles suscitèrent, soulignaient sa position à la cour et le rôle majeur qui lui était imparti, celui de donner un héritier au royaume.

Jusqu’au début de la Révolution, Louis XVI et ses ministres prirent soin de priver la reine de toute ambition politique. Aussi Marie-Antoinette s’imposa-t-elle avant tout en émulatrice des arts de son temps. Jeune, attentive aux modes et aux idées nouvelles, désirant rapidement échapper à l’étiquette de Versailles, elle créa souvent avec le soutien attentif de l’administration royale, parfois en marge de tout contrôle, un cadre de vie raffiné qui par certains aspects témoignait de son éducation autrichienne. Attentive à la modernité, elle sut aussi évoluer dans ses choix artistiques, tant dans le domaine des arts décoratifs, que dans celui de la musique ou de la mode, et ainsi, en première mécène du royaume, aider au développement d’un style que l’on associe aujourd’hui à son nom.

Par son besoin de liberté, son désir d’échapper à la cour au profit de cercles choisis, par son caractère dépensier qui nourrit le scandale de l’affaire du collier, Marie-Antoinette s’aliéna rapidement les esprits.

Face à une opinion publique toujours moins favorable, l’administration royale chercha à donner de la souveraine une image noble et protectrice en commandant de grandes effigies destinées à être montrées au public à l’occasion des Salons. Elle faisait alors sans doute écho aux préoccupations de la reine, toujours très attentive à sa propre image. Noyées par une production croissante de pamphlets et d’estampes satiriques, ces effigies ne furent pas comprises. L’ « Autrichienne », recluse dans son « Petit Vienne », le Petit Trianon, devint la cause de tous les maux. Après le départ de Versailles pour Paris en octobre 1789, le couple royal ne parut pas comprendre le sens des événements. Peu enclin à modifier son rythme de vie, ballotté au gré des intérêts politiques, maladroit dans certaines tentatives de conciliation ou de fuite, il cristallisa les haines. La mort de Louis XVI imposa à Marie-Antoinette toujours plus de dignité. Les heures les plus sombres, jusqu’à l’échafaud, transformèrent la femme. Le mythe était né.

En réunissant près de 300 oeuvres provenant de toute l’Europe, dont un extraordinaire ensemble de peintures (Vigée Le Brun), de sculptures (Lemoyne, Boizot et Lecomte), et d’arts décoratifs (Carlin, Riesener, Weisweiler), l’exposition cherche à mettre en exergue chacun de ces aspects de la personnalité de Marie-Antoinette, tant sur le plan de l’éducation que dans les domaines artistiques et politiques. Elle invite le public, de la cour d’Autriche à la Conciergerie, à cheminer aux côtés de ce personnage d’exception. Depuis 1955, jamais hommage aussi brillant ne lui avait été rendu.

Commissariat
Pierre Arizzoli-Clémentel, Directeur général, Etablissement public du musée et du domaine de Versailles.
Xavier Salmon, adjoint au chef de l’Inspection générale des musées de France, Paris.
Réservez
Marie-Antoinette: Visite Atelier Enfant 14/05/2008Marie-Antoinette: Visite Atelier Enfant
Marie-Antoinette: Visite Atelier Enfant À partir du Mercredi 14 mai 2008 14:00ExpoLes visites-ateliers durent deux heures et se déroulent en deux temps :
- une visite de l’exposition (durée 45 minutes)
- un atelier pratique (durée une heure et quart)
La visite et l’atelier sont animés par un conférencier de la Réunion des musées nationaux.

Autour de l’exposition Marie-Antoinette
La Reine au pastel (8-11 ans)

Après avoir observé les différentes représentations de Marie-Antoinette dans les salles de l’exposition et le langage des signes qui leur sont associés, les enfants choisissent une période de la vie de la souveraine –la jeune princesse, la reine, la mère, la « veuve Capet » – et définissent le costume, le décor, les attributs correspondants… Ils réalisent ainsi leur propre portrait de Marie-Antoinette selon une technique couramment employée au XVIIIe siècle : le pastel.
A la fin de la séance, les enfants se regroupent puis échangent leurs impressions sur leurs créations. Chacun repart avec sa réalisation.

Cet atelier est organisé avec le soutien des marques Canson® et Pébéo.
Tous les samedis à 14heures, du 22 mars au 28 juin.







Réservez
Marie-Antoinette: Visite guidée générale16/05/2008Marie-Antoinette: Visite guidée générale
Marie-Antoinette: Visite guidée généraleÀ partir du Vendredi 16 mai 2008 17:30ExpoCette exposition est co-organisée par la Réunion des Musées Nationaux et l’Etablissement public du musée et du domaine de Versailles.
Billet valable pour une visite guidée.
Réservation les lundis et samedis à 15h; les mercredis à 19h.
Vous aurez rendez-vous devant le comptoir groupes 1/4 h avant la visite.

De l’écervelée boulimique de macarons à la femme avide de plaisirs et de dépenses, de l’ « Autrichienne » à la victime de la liturgie versaillaise, le personnage de Marie-Antoinette a toujours paru multiple. Parmi ces images, une part de la vérité se cache. L’exposition organisée au Grand-Palais entend la cerner.
Née en 1755, Marie-Antoinette fut la dernière fille de Marie-Thérèse d’Autriche. Elle n’était pas destinée à régner. Les hasards de la politique européenne en décidèrent autrement. Cadette de quelques mois du futur Louis XVI, la petite archiduchesse épousa l’héritier de la couronne de France le 16 mai 1770. La fillette qui arriva à Versailles avait reçu une éducation soignée, en particulier dans les domaines artistiques. Comme toutes ses sœurs, elle dessinait, jouait sur scène, chantait et dansait. Dans le véritable cocon que constitua la famille impériale, elle sut former son goût en prenant sa mère pour exemple. L’impératrice avait aimé les laques orientaux, la porcelaine asiatique et française, les objets montés, les vases de pierres dures, et elle les avait à loisir disposés dans ses appartements.

A Versailles, la dauphine Marie-Antoinette fut adulée. On célébra sa beauté et sa vivacité. Devenue reine, l’intérêt porté à sa personne et à sa manière d’être s’en trouva encore renforcé. Chacun des événements marquant de sa vie fit l’objet d’une riche iconographie. Les représentations de la cérémonie du mariage, des fêtes qui l’accompagnèrent, et surtout des naissances et des réjouissances publiques qu’elles suscitèrent, soulignaient sa position à la cour et le rôle majeur qui lui était imparti, celui de donner un héritier au royaume.

Jusqu’au début de la Révolution, Louis XVI et ses ministres prirent soin de priver la reine de toute ambition politique. Aussi Marie-Antoinette s’imposa-t-elle avant tout en émulatrice des arts de son temps. Jeune, attentive aux modes et aux idées nouvelles, désirant rapidement échapper à l’étiquette de Versailles, elle créa souvent avec le soutien attentif de l’administration royale, parfois en marge de tout contrôle, un cadre de vie raffiné qui par certains aspects témoignait de son éducation autrichienne. Attentive à la modernité, elle sut aussi évoluer dans ses choix artistiques, tant dans le domaine des arts décoratifs, que dans celui de la musique ou de la mode, et ainsi, en première mécène du royaume, aider au développement d’un style que l’on associe aujourd’hui à son nom.

Par son besoin de liberté, son désir d’échapper à la cour au profit de cercles choisis, par son caractère dépensier qui nourrit le scandale de l’affaire du collier, Marie-Antoinette s’aliéna rapidement les esprits.

Face à une opinion publique toujours moins favorable, l’administration royale chercha à donner de la souveraine une image noble et protectrice en commandant de grandes effigies destinées à être montrées au public à l’occasion des Salons. Elle faisait alors sans doute écho aux préoccupations de la reine, toujours très attentive à sa propre image. Noyées par une production croissante de pamphlets et d’estampes satiriques, ces effigies ne furent pas comprises. L’ « Autrichienne », recluse dans son « Petit Vienne », le Petit Trianon, devint la cause de tous les maux. Après le départ de Versailles pour Paris en octobre 1789, le couple royal ne parut pas comprendre le sens des événements. Peu enclin à modifier son rythme de vie, ballotté au gré des intérêts politiques, maladroit dans certaines tentatives de conciliation ou de fuite, il cristallisa les haines. La mort de Louis XVI imposa à Marie-Antoinette toujours plus de dignité. Les heures les plus sombres, jusqu’à l’échafaud, transformèrent la femme. Le mythe était né.

En réunissant près de 300 oeuvres provenant de toute l’Europe, dont un extraordinaire ensemble de peintures (Vigée Le Brun), de sculptures (Lemoyne, Boizot et Lecomte), et d’arts décoratifs (Carlin, Riesener, Weisweiler), l’exposition cherche à mettre en exergue chacun de ces aspects de la personnalité de Marie-Antoinette, tant sur le plan de l’éducation que dans les domaines artistiques et politiques. Elle invite le public, de la cour d’Autriche à la Conciergerie, à cheminer aux côtés de ce personnage d’exception. Depuis 1955, jamais hommage aussi brillant ne lui avait été rendu.

Commissariat
Pierre Arizzoli-Clémentel, Directeur général, Etablissement public du musée et du domaine de Versailles.
Xavier Salmon, adjoint au chef de l’Inspection générale des musées de France, Paris.
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