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COCOROSIE : billet et place de concert

CocoRosie

Se partageant entre l'Amérique et Paris, ce duo formé par des soeurs en apparence un peu cintrées (mais fort talentueuses) pratique un mélange de folk - le leur étant qualifié de « freak folk » -, de hip-hop, d'electro et même de classique. Avec leur musique extrêmement émouvante et très personnelle, Bianca et Sierra Casady, fausses siamoises qui se moquent de tous les genres et de toutes les étiquettes, bâtissent des ponts que rien ni personne ne peut abattre, ceci entre tous les territoires, et elles représentent une vraie bouffée d'air frais dans l'univers artistique en général. La Maison de Mon Rêve (2004) et Noah's Ark (2005) en sont de bons exemples. Après The Adventures of Ghosthorse and Stillborn en 2007, CocoRosie enregistre Grey Oceans par delà les mers et continents du globe. Ce quatrième opus, détonnant mélange des genres, paraît en mai 2010.Masquer

Les soeurs Bianca (la petite blonde, née à Hawaii en 1982) et Sierra Casady (la grande brune, née dans l'Iowa en 1980) sont les filles d'un couple d'enseignants un tantinet excentrique : leur père, Timothy Casady (qui s'occupe aussi d'agriculture bio), est adepte d'un culte aux forts accents new age, la Peyote Church - il a des racines amérindiennes (Cherokee) et emmène d'ailleurs souvent les deux petites dans des réserves pour assister à des cérémonies : elles garderont certains aspects de ce culte dans leur façon de vivre.

Leurs parents se séparant alors qu'elles sont encore toutes petites, elles sont élevées à des milliers de kilomètres l'une de l'autre et elles déménagent très fréquemment : Sierra vivra ainsi avec leur mère, Christina Chalmers, dans des conditions parfois assez précaires, qui rappellent beaucoup le mode d'existence des hippies. Bianca, elle, restera avec leur père, surtout en Arizona - par lui, elles ont une dizaine de demi-frères et soeurs, éparpillés dans toute l'Amérique. A vingt ans, après avoir habité à Rome et à Manhattan, Sierra s'installe à Paris, dans le quartier de Montmartre, et étudie au Conservatoire l'art lyrique, mais elle abandonnera assez vite son rêve de devenir cantatrice - entre temps, elle a tout de même pu apprendre la guitare, la flûte et la harpe.

Soeurs siamoises

Un beau jour de 2003, Bianca, qu'elle n'a pas vue depuis des années, débarque chez elle, directement après lui avoir téléphoné de l'aéroport, et vient vivre sous son toit. Sa cadette a quitté presque sur un coup de tête Brooklyn, où elle étudiait la sociologie et la linguistique et se morfondait un peu. Elles apprennent alors vraiment à se connaître et deviendront vite inséparables, ne sortant de toute façon guère de leur minuscule appartement.

La belle Bianca, qui s'intéresse aussi au dessin et à la mode (elle est graphiste sous le pseudo de Red Bone Slim), écrit des poèmes et des chansons depuis l'âge de neuf ans, mais uniquement pour elle-même - grande lectrice, elle admire Jean Genet, dont elle s'inspirera pour une chanson, « Beautiful Boyz ». C'est dans la baignoire (!) de l'appartement, à cause de l'acoustique particulière de la salle de bains, qu'elle et sa soeur commencent à chanter ensemble, blotties l'une contre l'autre, en improvisant des mélodies a cappella devant un micro. Elles écrivent ensuite des paroles, conçoivent sur le tas des arrangements (Bianca s'est faite percussionniste et joue beaucoup sur des instruments pour enfants), et elles enregistrent petit à petit ce qui deviendra l'album La Maison de Mon Rêve (2004), où les bruits ambiants (bouilloire, lavabo qui fuit, voitures passant dans la rue, etc.) font partie intégrante de l'oeuvre. Sans ambition particulière, elles gravent alors elles-mêmes ces chansons sur des CD, qu'elles distribuent à des copains et connaissances, après avoir inscrit sur les pochettes « Coco Rosie » (ou « Cocorosie »), d'après des surnoms que leur mère leur avait données dans leur enfance (Bianca est Coco, Sierra est Rosie).

A leur grande stupeur, elles reçoivent peu après un coup de téléphone du label Touch And Go (de Chicago), qui a été littéralement enthousiasmé par leur travail et leur offre un contrat. Elles acceptent et peu après, passent sans effort des quelques mètres carrés de leur salle de bains à la scène, ceci au printemps 2004, quand est commercialisé l'album. Les journaux ne tardent pas à s'emparer du phénomène et le monde « branché » ne parle plus que d'elles, et pas seulement en France. Ainsi, une fois à New York, elles chantent avec Battles, Ratatat et Devendra Banhart, le chef de file du néo-folk (courant auquel elles sont assimilées, même si on les qualifie plutôt de « psyché-folk » ou « freak folk »), qui sera d'ailleurs un temps le fiancé de Bianca (certains les compareront, non sans malice, à Joan Baez et Bob Dylan).

Comptines folk

Autant que leur musique (en apparence une déroutante mixture de comptines, de folk, d'électro et de hip-hop), leur look bien à elle, volontairement outrancier, avec des maquillages (une moustache ou une étoile de David pour Bianca, une larme pour Sierra) et des tenues chamarrées, ne manque pas d'attirer l'attention, et elles tournent aussi bien aux Etats-Unis qu'en Europe. Peu après, à Paris, elles rencontrent Pascal, alias Spleen, un rappeur de leur âge, qui accepte de venir faire des beat boxes sur une de leurs nouvelles chansons - celles qui formeront l'album Noah's Ark.

Elles enregistrent alors essentiellement en tournée, passant notamment en Amérique en première partie de Bright Eyes et de TV On The Radio et elles auront désormais Spleen sur scène à leurs côtés - en retour, elles participeront à son premier album, She Was a Girl. Leur ami Antony Hegarty, d' Antony & The Johnsons, les rejoint aussi le temps d'une chanson, ainsi que le cher Devendra Banhart. Quelques mois après la sortie en 2005 de Noah's Ark, qui fait l'objet de critiques le plus souvent dithyrambiques, elles donnent un concert éblouissant à Paris, dans une Cigale pleine à craquer. Hyper-active, Bianca fonde alors un label, VoodooEROS, qu'elle veut consacrer avant tout aux cultures alternatives - leurs airs parfois androgynes, leur ambiguïté (qu'elles cultivent en permanence) et leurs clichés provocants leur valent depuis leurs débuts l'attention bienveillante de la communauté gay. Sur Voodoo Eros, on peut ainsi admirer les délires de Sierra (soprano de formation) dans un projet parallèle, Metallic Falcons.

Comme elles doivent tout de même gérer leur carrière de façon « professionnelle » et rester là où les décisions importantes se prennent, elles vont vivre ensemble à New York pendant quelques années, mais Sierra garde son appartement parisien. Fidèles à leurs méthodes de travail, c'est dans la ferme de leur mère, en Camargue, qu'elles conçoivent les chansons de The Adventures of Ghosthorse and Stillborn, qu'elles feront mixer... en Islande par Valgeir Sigurdsson, le producteur de Björk, une artiste à laquelle elles ont souvent été comparées. Cet album, qui inclut davantage d'éléments electro, est reçu plus fraîchement que ses prédécesseurs à sa sortie, en avril 2007.

Salon de thé

Peu après, les soeurs Casady se réinstallent à Paris, où elles ouvrent un salon de thé qui fait également office de galerie d'art et de boutique de mode, le Mad Vicky's Tea Gallery, dans le XVIIIème arrondissement, qui attire le tout-Paris. En 2008, elles sont contraintes d'annuler une tournée américaine en raison de « problèmes avec la police », sans qu'on en sache plus, et concluent vaillamment leur périple européen à l'Olympia, toujours en compagnie de Spleen et de Tez, autre beat box humaine, qui est leur collaborateur attitré.

Le single « God Has a Voice, She Speaks Through Me », dévoilé en mai 2008, donne un avant-goût de l'album à venir. Il faut patienter jusqu'en mai 2010 pour connaître la suite de l'album Grey Oceans, enregistré à Buenos Aires et d'autres capitales s'inspire des pérégrinations des deux soeurs autour du monde. Ce quatrième opus est un nouvel exemple de dynamitage des genres, entre folk, hip-hop, electro et classique. Le 21 mai, CocoRosie se produit au Casino de Paris en unique date française.
  Copyright 2010 Music Story Frédéric Régent

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