Da Silva

Salle Du Grand Parc, Bordeaux

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  • En 2019, il y a ce drôle de mot qui pourrait résumer la situation de Da Silva. Apatride. Apatride dans un paysage musical du XXIe siècle où l'homme se sent forcément trop à l'étroit. Parce que les frontières, il s'en fiche. Parce que les étiquettes, les castes, les classes, il déteste - même s'il semble évident qu'il appartient à une lignée qui irait de Charles Aznavour à Daniel Darc.

    “Aujourd'hui, je crois que je suis à la recherche de la première émotion que j'ai ressentie quand j' ai écouté The Cure à l'âge de 13 ans”. Cette même émotion que peut provoquer “la première belle cuite, le premier baiser réussi ou le premier sentiment vraiment amoureux, celui qui fait peur. On m'a souvent raconté que cela se reproduisait, mais je n'y crois pas”. Alors, bien sûr, comme tous ceux qui pensent quelque chose impossible, il n'a plus eu qu'une idée en tête : renouer avec ces premiers vertiges, en essayant d'être le moins professionnel possible, en redevenant un débutant “qui fait un peu n'importe quoi”. Mais qui finit par le faire bien - et c'est bien là l'essentiel -, grâce à une écriture décomplexée, grâce à une certaine négligence qui mène parfois à l'excellence.

    Da Silva a pris ses responsabilités pour imaginer « Au revoir chagrin », un album exotique et métissé, une invitation à un voyage musical et mélodique « loin du monde » tel qu'on le connait aujourd'hui. Un voyage pour lequel on se contentera de prendre un aller simple.