Grio - Grand Impérial Orchestra

Le Pan Piper, Paris

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  • La Compagnie Impérial présente :
    GRIO - GRAND IMPÉRIAL ORCHESTRA

    Si certains gardent leurs fantasmes pour eux, l'Impérial préfère les réaliser. « Le seul moyen de se débarrasser d'une tentation est d'y céder » disait le poète. En dix ans, le collectif s'est fait Quartet, Pulsar ou Orphéon. Il s'est fait noyau dur mais aussi auberge espagnole. Il s'est fait bal, il s'est fait cirque ou choeur lyrique, il s'est fait hexagonal ou transcontinental (Europe, Afrique ou Amérique). Il s'est fait bande, puis groupe et compagnie. Il s'est fait danse ou bien spectacle, il s'est fait jazz ou folklorique. L'Impérial est plus qu'un caméléon : ses mutations ne se suivent pas, elles se cumulent. Seule l'envie originelle n'a jamais bougé d'un iota : imaginer une musique d'aventure dans tous les sens du terme, une musique qui cherche et une musique qui voyage. Et surtout une musique où l'improvisation collective n'est pas un concept pour faire joli mais un souci au quotidien.

    Il était dit qu'un jour l'Impérial voudrait se faire grand orchestre. C'est aujourd'hui chose faite avec le GRIO (pour GRand Impérial Orchestra). Si le GRIO fait référence à l'Afrique dans ses rythmes, son nom et ses réarrangements, il garde le jazz pour horizon. Avec le titre de ce premier album, « Music is Our Mistress », il se place même sous le haut patronage de Duke Ellington (et sa fameuse autobiographie « Music is My Mistress ») et d'Ornette Coleman (et son non moins fameux « This Is Our Music »). À ces deux esprits frappeurs, on pourrait aussi ajouter Charles Mingus pour l'amour du big band de poche ou le Liberation Music Orchestra de Carla Bley et Charlie Haden. Et même, sur « Gomorra Pulse », les cercles hypnotiques à la Steve Reich.
    Mais au-delà des références, des influences et des hommages, le GRIO c'est aussi et surtout de l'humanité qui circule. Aux quatre membres fondateurs de l'Impérial (Gérald Chevillon, Damien Sabatier, Joachim Florent et le batteur Antonin Leymarie se greffent ici quatre nouveaux venus dans l'univers du collectif : les trompettistes Aymeric Avice et Frédéric Roudet, le pianiste Aki Rissanen et le tromboniste Simon Girard. Des « petits nouveaux » qui n'en sont pas vraiment pour avoir très souvent croisé la route des membres de l'Impérial avec Jean-Louis, François Courneloup, Radiation 10, la Baskour... Plus que des compagnons de route : des amis.

    Car l'Impérial, qu'il soit comme ici Grand Orchestre ou Quartet, Orphéon ou Pulsar, c'est de « l'amitié qui se prolonge dans la musique et de la musique qui prolonge l'amitié ». C'est peut-être aussi pour ça que « Music is Our Mistress » est aussi généreux et trépidant. Et qu'il abonde en malices, en rebondissements et en questions-réponses télépathiques. C'est qu'il défend un spiritual jazz dans le sens premier du terme : sculpté par de véritables frères d'âme.


    Ouverture des portes : 19h30
    Début du concert : 20h00