Leïla Huissoud

La Passerelle, Jacou

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  • Fragilité et innocence : c'est autour de ces deux grandes lignes que se sont dessinés les
    contours de Leïla Huissoud aux yeux du public. Une image acquise à travers L'Ombre,
    son premier album enregistré live en configuration piano, guitare et voix, et confirmée
    ensuite durant de la tournée qui a suivi.
    Une image complétée par celle d'un personnage scénique qu'elle avait fini par créer à
    ses dépens, mélange de drôlerie, d'attitudes naturelles et de spontanéité quand elle interagit
    avec son public.
    Embrassant cette deuxième facette mais désireuse de se détacher de la première, lui est
    alors venue l'idée de grossir ce trait comique qu'on lui prête. De se reconnecter avec ses
    années passées en école de cirque, de renouer avec l'Auguste, ce contrepoint du clown
    blanc. Et de lui donner le titre de son nouvel album.
    Pas de nez rouge, maquillage ou costumes colorés, mais l'envie de porter les douze
    chansons d'Auguste vers plus de gaieté.
    Composées parfois sur la route, c'est avec Simon Mary que Leïla en a affiné les arrangements,
    s'offrant pour les réaliser les services d'une dizaine de musiciens. Les convoquant
    en nombre pour accompagner son enthousiasme, ne s'appuyant que sur un ou deux
    pour assurer les arrières de ses histoires à écouter, restant en tête à tête pour les titres
    plus intimistes et sensibles : cordes, cuivres, contrebasse et xylophone ont été invités à
    rejoindre le piano sur la piste.
    La guitare laissée à des mains plus expertes que les siennes, Leïla a aussi permis au jazz
    manouche de se faire une place dans ses nouvelles chansons enregistrées avec le moins
    de prises possibles et tous ensemble pour garder l'intention de départ. Mais aussi, et surtout,
    ces imperfections, ces petites aspérités qui donnent à la musique toute sa vie et sa
    chaleur.
    Des chansons où les états d'âme personnels se sont effacés au profit d'histoires sentimentales.
    De personnages attachants ou détestables. Où le drôle s'accommode du
    cruel, l'émouvant du sarcastique. Où l'écriture à la première personne autorise un meilleur
    brouillage entre le personnel et l'inventé.