Sophia Aram

Centre Culturel Yves Furet, La Souterraine

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  • Sophia Aram

    Humoriste de son état, Sophia Aram est née dans l'Essonne, à Ris-Orangis, le 29 juin 1973. Attirée par la scène et fille d'une ancienne adjointe du maire de Trappes, c'est assez logiquement qu'elle intègre la compagnie d'improvisation Déclic Théâtre de cette commune, au sein de laquelle elle côtoie notamment Jamel Debbouze. Elle fréquente ensuite la compagnie du Théâtre du Sable avant de débarquer à la télévision aux côtés de l'animateur vedette Arthur qui lui donne sa chance. À partir de ce moment, elle se démultiplie et écrit pour la société de production Endemol tout en trouvant sa place à la radio, que ce soit sur Europe 2 ou NRJ.

    En 2007, elle se jette dans le grand bain avec un one-woman-show intitulé « Du plomb dans la tête ». Le succès est au rendez-vous, et elle joue son spectacle plus de 400 fois. En 2008, la radio France Inter lui ouvre ses portes, et elle y présente plusieurs chroniques au ton corrosif. L'humour de Sophia Aram ne plaît d'ailleurs pas à tout le monde, et elle se heurte même à certaines institutions. Elle se fait ainsi rappeler à l'ordre par le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) pour ses positions très marquées à l'encontre des électeurs du Front National. Entre dépassement de certaines limites et textes acides et caustiques, elle se positionne comme une humoriste en vogue sur la scène française. Dans ce nouveau spectacle les thématiques abordées s'articulent autour du triptyque « Femme-Migrants-Politique ». Indéniablement, Sophia Aram continue d'explorer le registre de ses convictions... quitte à faire grincer des dents.

    « L'humour engagé, pour tout dire, je ne sais pas ce que c'est. Si défendre un point de vue signifie “être engagé”, dans ce cas, oui, je le suis. En revanche, je trouve hallucinant qu'être antiraciste soit désormais considéré comme de la bien-pensance ou du politiquement correct. Je ne me considère pas comme le porte-drapeau de quoi que ce soit, si ce n'est de la liberté et de la laïcité. Des valeurs de la République, en fait. (...) . Ainsi, au théâtre ou sur France Inter, les gens savent quoi penser de mon analyse. Je n'entends pas, pour autant, donner de leçon, juste livrer mon regard sur les choses. (...) Je n'ai pas la prétention de changer le monde. »
    Sophia Aram