Visite Guidée Expo Le Cubisme, Centre Pompidou, Avec M. Lhéritier

Centre Pompidou Accèsgroupes, Paris

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    Le tarif comprend la conférence ; il ne comprend pas l'entrée COUPE-FILE + écouteurs 13€, à régler en ESPÈCES au conférencier qui vous remettra votre billet.

    rdv Centre Pompidou : parvis Centre Pompidou, entrée des groupes avec réservations
    métro 11 Rambuteau - 1, 11 Hôtel-de-Ville - 4, 7, 14 Châtelet / RER A, B, D Châtelet-les Halles
    bus 29,38,47,15 centre Pompidou - 67,69,70,72,74,76,85,96 Hôtel-de-Ville - 58,81 Châtelet

    N'achetez AUCUN billet d'entrée
  • Première exposition sur le cubisme depuis 1953, panorama complet et renouvelé du principal mouvement fondateur de l'histoire de l'art moderne. Elle présente concepts clés, outils et procédures qui assurent l'unité, le caractère expérimental et collectif du cubisme dont l'esthétique révolutionnaire est à la fois matrice et langage même de la modernité. Elle enrichit et élargit à d'autres artistes la vision traditionnellement concentrée sur ses inventeurs, Braque et Picasso. Ces pionniers, suivis par Léger et Gris, réservent leurs créations expérimentales à la confidentielle galerie d'un inconnu, Daniel-Henry Kahnweiler, quand des artistes tels Gleizes, Metzinger, Picabia, Duchamp, les Delaunay assurent la diffusion du mouvement auprès de la critique et du public en participant aux salons. Les recherches radicales et l'énergie créatrice de ses membres étant aux sources de l'art moderne, la richesse, l'inventivité et le foisonnement ne se limitent pas à la géométrisation des formes et au rejet de la représentation classique.
    En 300 oeuvres, documents, et 14 chapitres, se détachent des chefs-d'oeuvre : le Portrait de Gertrude Stein (1906), Ambroise Vollard (1909) et Daniel-Henry Kahnweiler (1910) par Picasso, ainsi que des peintures et sculptures jamais réunies. L'évolution à rebondissements du cubisme remonte au primitivisme et à la fascination pour Gauguin et Cézanne. Le parcours reflète la progression formelle, d'une première étape cézannienne - avec l'exceptionnelle nature morte de Picasso Pains et compotier sur une table (1909) - vers une transcription analytique hermétique (1910-1912) puis une version plus synthétique (1913-1917), qui marque le retour de la représentation et de la couleur.
    Avec les prêts du Kunstmuseum de Bâle, du musée Picasso et du MoMA de New York, le cubisme le plus révolutionnaire - papiers collés, collages et constructions de Braque, Picasso, Gris et Laurens -, est présent par des icônes : Nature morte à la chaise cannée de Picasso (1912), Guitare en tôle et fils de fer (1914). Les liens avec le milieu littéraire sont évoqués par une salle dédiée aux critiques et aux poètes, par les portraits de Max Jacob ou d'Apollinaire par Douanier-Rousseau et Marie Laurencin, les éditions Kahnweiler de livres cubistes ou la collaboration entre les Delaunay et Blaise Cendrars autour de La Prose du Transsibérien en 1913. La tragédie de 14-18 qui mobilise ou exile artistes et soutiens, est retracée par les artistes au front (Duchamp-Villon, Léger) ou à l'arrière parce qu'étrangers (Picasso : Cartes à jouer, verres, bouteille de rhum, «Vive la France»). La guerre marque l'inévitable stérilisation du mouvement frappé par l'histoire puis par le retour des rescapés comme Braque (La Musicienne, 1917-1918) et l'impact du cubisme sur ses contemporains (Matisse), ses héritiers abstraits (Mondrian, Malevitch) ou contestataires (Duchamp), tous tributaires de la révolution cubiste.