Barry Moore

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  • Le jeune chanteur Barry Moore a déjà connu beaucoup de vies, vu du pays. Avant de signer, comme Jain, sur le label Spookland, l'Irlandais a aussi bien travaillé en usine qu'en costume. Il a aussi bien vécu en Espagne qu'en Californie, en Irlande qu'en France. Ses goûts musicaux sont pareillement nomades : il vénère ainsi autant les Bob Dylan et Paul Simon de son enfance que les Eminem ou Notorious B.I.G. de son adolescence. Car musicalement aussi, avant de trouver un son bien à lui, un genre de pop-hip-hop à l'écriture tout terrain, Barry Moore a beaucoup voyagé, avant de revenir à la case départ. “J'ai longtemps changé de look en fonction de la musique que j'écoutais, dit-il avec un délicieux accent irlandais. J'ai été punk, emo avec une grande mèche... Jusqu'à ce que je trouve mon son d'aujourd'hui et que je redevienne celui que j'étais ado : un mec en survêtement, aux cheveux ras et à lunettes. J'ai même retiré mes piercings.” A la fois acoustique et électronique, la musique de l'Irlandais est aujourd'hui riche en pop, forte en beats, diabolique en gimmicks. Comme chez The Streets ou Plan B, dont il se sent proche, cet univers sent le mauvais sang, le kebab froid, le désoeuvrement, le bookmaker, la bagarre de bière tiède, le Tacchini déclassé, souillé. C'est beau comme un film réaliste anglais, mais ce n'est pas du cinéma. C'est la vie sans chiqué d'un garçon des villes en 2019, avec la musique comme bouée de sauvetage. Une chanson des Smiths, groupe qu'il admire, s'appelait Sweet & Tender Hooligan. Elle définit parfaitement Barry Moore et sa musique. “Oui, un tendre hooligan, ça me va bien. J'avais aussi pensé à voyou nerd !”