Jerk Off #12 | Matteo Sedda

Point Ephémère, Paris

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  •  JERK OFF #12 

    JERK OFF invite des artistes en luttes, dont les propositions, les références et les imagi- naires ne sont pas ceux de la norme hétéro- sexuelle dominante. Il s'agit pour JERK OFF de proposer d'autres visions, de donner la priorité́ aux corps queers, quitte à ébranler les carcans moraux. L'ADN de JERK OFF est la multiplicité́ des représentations, sans oublier de laisser aux artistes femmes et à la question féministe une place prioritaire. Le festival veut être le lieu des diversités : des formes et des formats, des corps et des origines comme des orientations sexuelles afin de renouveler les imaginaires et d'offrir au public d'autres représentations que les représentations classiques, traditionnelles et dominantes, courantes car il importe que soient diffusées des représentations diffé- rentes de celles et ceux qui ont été érigées en «autres», ainsi que des formes de narra- tion diverses. C'est là que le festival trouve tout son sens : raconter d'autres histoires.

     MATTEO SEDDA 
     présente POZ ! 

    Dans ce voyage poétique retraçant le parcours initiatique d'une créature queer infectée par le VIH, Matteo Sedda livre une expérience sensorielle à couper le souffle. POZ ! n'est autre que le fruit d'un récit autobiographique sublimé par la danse, la performance et le texte. Ce projet montre la complexité de la vie d'une personne séropositive et fait état de la pression mentale et sociale généré par le virus. Loin du discours classique, l'artiste traite ce sujet lourd avec une esthétique pop et légère, créant un message fort, vital. Il puise ses références dans les années 80-90 en y incorporant de la danse urbaine (Vogue Fem) et en s'inspirant des costumes de scènes de Leigh Bowery et de Freddie Mercury. Les poèmes profonds de Tory Dent sur l'intellect et le corps lui ont aussi permis de bâtir une narration consistante et aboutie. Le parti pris scénique n'occulte en rien le combat du corps contaminé dont les prises récurrentes de pilules rythment la performance. Le public devient le témoin d'un corps politique miné par le sentiment de culpabilité, un sentiment qui se meut au fur à mesure de ce voyage onirique qui devient une quête vers la lumière : cette lumière qui n'a cessé de briller en lui.

    Matteo Sedda est diplômé́ de l'Académie de danse contemporaine Dance Haus à Milan sous la direction de Susanna Beltrami. Il se perfectionne aux ateliers de Damiano Bigi (Tanztheater Wuppertal de Pina Bausch), Sita Osthermeier (Hofesh Shechter Company), Katharina Christi (Ballet National de Marseille) et Tony Rizzi (Frankfurt Ballet). Il a travaillé́ avec Leonard Eto, Armando Lulaj, Vadim Voster et surtout Jan Fabre à l'occasion du spectacle marathon Mount Olympus / 24h (2017) et le solo The Generosity of Dorcas en 2018.