Vincent Delerm - Billets

Grand Théâtre - Tours, Tours.

CARRE OR - ASSIS NUMEROTE

Tarif Prix (Valeur faciale) ? Quantité
Carré or - Assis numéroté €45,00 (€45,00)

CAT 1 - ASSIS NUMEROTE

Tarif Prix (Valeur faciale) ? Quantité
Catégorie 1 - Assis numéroté €40,00 (€40,00)

CAT 3 - ASSIS NUMEROTE

Tarif Prix (Valeur faciale) ? Quantité
Catégorie 3 - Assis numéroté €30,00 (€30,00)

CAT 4 - ASSIS NUMEROTE

Tarif Prix (Valeur faciale) ? Quantité
Catégorie 4 - Assis numéroté €24,00 (€24,00)

CAT 2 - ASSIS NUMEROTE

Tarif Prix (Valeur faciale) ? Quantité
Catégorie 2 - Assis numéroté €36,00 (€36,00)

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Plus d'informations sur Vincent Delerm

  • [size= 11.0pt; font-family: "Times New Roman",serif]Vincent Delerm[/size]
    [size= 11.0pt; font-family: "Times New Roman",serif] [/size]
    Depuis 2002,
    Vincent Delerm a sorti six albums, écrit une pièce de théâtre, un livre/disque
    pour enfants, imaginé et joué un spectacle narratif et chanté, donné
    des centaines de concerts, composé une musique de film et publié quatre recueils
    de photos. Il s'apprête aujourd'hui à dévoiler Je ne sais pas si c'est tout le
    monde, un premier film en liaison avec son septième et futur album de chansons
    à paraître en octobre. Vue de loin, telle profusion pourrait passer pour une
    dispersion coupable, de la part d'un chanteur incapable de rester sagement dans
    son couloir. D'un peu plus près, pour ceux qui suivent pas à pas cet itinéraire
    unique dans le paysage français, tout s'éclaire au contraire, tout s'imbrique
    et se répond, comme un grand kaléidoscope dont chaque facette, en reflet d'une
    autre, donnerait du sens à la troisième, et ainsi de suite. Grand amateur de
    sport(s), Delerm aurait sans doute fait un brillant pentathlonien, tant chez
    lui les différentes disciplines sont abordées comme les moyens arborescents
    d'aller toujours vers le même but. Comme le prétendait François Truffaut, un de
    ses maîtres, « la vie a beaucoup plus d'imagination que nous. » Alors
    Vincent observe la vie, la sienne, celle des autres, anonymes ou célèbres, la
    vie des êtres et celle des paysages ou des objets, les vies ordinaires et
    extraordinaires, la vie d'avant et la vie devant soi, la vie des villes et même
    celle des vipères (du Gabon). Il en irrigue des chansons, des images, des
    diaporamas, de la pellicule et stimule en retour chez tous ceux qui l'écoutent
    ou viennent le voir une même envie de s'imaginer en héros de leur propre vie.
    Truffaut encore : « Je fais des films pour réaliser mes rêves
    d'adolescent, pour me faire du bien et, si possible, faire du bien aux
    autres. » Il suffit de se rendre à un concert de Delerm pour se rendre
    compte à quel point le plaisir est partagé de part et d'autre de la scène, à
    travers une communion complice qui n'a jamais faiblie depuis dix-sept ans. A
    l'origine, c'était un simple album de chansons, avec toutefois un indice sur la
    pochette, ces bandes de pellicule qui bordaient l'image du chanteur. Vincent, à
    l'adolescence, rêvait sans doute comme François de devenir cinéaste. La
    normalité provinciale, la banlieue de Rouen, l'embarcation légère que constitue
    l'art de chanter, seul au piano, l'auront fait bifurquer vers ces petits films
    sonores que sont les chansons. La légèreté inspirée de celles de Trenet ou de
    Souchon, la gravité parfois comme chez Barbara, le choc thermique entre des
    histoires marrantes et d'autres poignantes, ont fini par faire un style. Une
    chambre à soi dans la grande Tower of
    songs imaginée par Leonard Cohen, un autre héros, et dont le succès
    immédiat a consolidé les murs en même temps qu'il en fragilisait l'armure de
    son occupant. Devenu connu, Delerm a en effet souvent fait les frais de
    malentendus, comparé à des chansonniers qui n'avaient ni sa profondeur, ni sa
    hauteur, encore moins son endurance. Au fil des albums, la proposition
    musicale, littéraire, visuelle, scénique, sonore, s'est étoffée. Vincent Delerm
    s'est bousculé lui-même, il a imaginé des dispositifs d'enregistrement (des
    orchestrations british de Kensingston
    Square aux pianos préparés des Amants
    parallèles) et des scénographies qui remettaient toujours en question cet
    artisanat fébrile qu'est l'écriture et l'interprétation d'une chanson. Ses
    « pas de côté », la pièce de théâtre Le Fait d'habiter Bagnolet, le spectacle Memory, les photographies de lieux ou d'autres artistes, les petits
    films qui, déjà, accompagnaient ses concerts, étaient autant de faux détours
    pour, encore et encore, tisser ce récit des choses vitales ou futiles, ce roman
    musical contemporain des détails imperceptibles et des grands desseins. Au
    détour de ses chansons, on croise aussi bien Modiano et Platini, The Divine
    Comedy et Martin Parr, la gare de Milan et le Shea Stadium, des filles du
    collège et d'anciens raveurs devenus pères de famille. L'inventaire du temps
    qui passe mais qui n'est jamais perdu, la nostalgie non calcifiée par les
    regrets, les fragments de l'histoire pop et des discours amoureux de l'ère
    moderne, une autobiographie pointilliste croisant des portraits d'époques et
    des lieux jamais communs, tel est l'art ultrasensible et ultra-extensible de
    Vincent Delerm. Qu'il se décline sur du ragtime ou façon Chamber pop, à nu ou
    habillé de cordes, minimaliste au piano ou emporté par des cascades
    d'instruments, solitaire à la Sheller ou enrobé comme du François de Roubaix,
    seul enchanteur ou en duo (Irène Jacob, Peter Von Poehl, Neil Hannon, Benjamin
    Biolay...), il se reconnait et se distingue parmi tous les autres, ici ou
    ailleurs. Truffaut, toujours lui : « Il faut faire des petites choses
    comme si elles étaient grandes. » Les grandes petites choses de Vincent
    Delerm n'ont pas fini d'éblouir.